Nous arrivons le soir à yayem, dans le delta du Siné Saloum, ô terre promise; "Vieux", un ami de longue date d'Elodie, nous accueille, et nous offre un merveilleux terrain de campling à l'ombre des manguiers. ni une ni deux, Christophe, Jibé, Cécile et Mireille filent se baigner. Le soir, nous mangeons un yassa poulet préparé par Fatou, la femme de vieux. Cécile et Pierre se construisent une cabane de l'espace, qui malheureusement, ne tiendra pas le choc face à la tempête de la nuit("Pierrot, ta cabane, elle prend l'eau !"). Une fois de plus, vos voyageurs préférés se réveillent pour la plupart trempés. Bof, on met à sécher, on est rodés, et c'est reparti !
Ce jour là, le paradis a été à portée de nos mains. Nous embarquons tous sur deux charettes tirées par des chevaux anorexiques (sauf le staff, occupés à de sombres histoires de comptabilité). Cécile et Julie prennent les rênes et obtiennent avec succès leurs permis C (Charette, voyons!). Nous arrivons à Ndangène, village ultra touristique. Les toubabs sont là, et les prix qui vont avec. Vite vite, nous sautons dans une pirogue, en partance pour l'île aux oiseaux. Il fait chaud. C'est beau. La pirogue nous dépose sur une plage déserte, au milieu de la mangrove. Seuls au monde. Christophe, Jibé et Baptiste repartent tout de suite pour aller pêcher notre repas du midi. Il reviendront deux heures plus tard, avec 14 poissons (carpes, truites et tout le tintouin) et deux raies (que nous offrirons à nos piroguiers). Nous les mangeons grillés, un peti plouf, et on repart ! Nous nous arrêtons à M... L... (bon, ok, trou de mémoire!), village au milieu du désert, pour visiter. L'orage nous surprend, nous nous abritons chez une gentille famille qui nous prête sa terrasse. Ah, la teranga...Nous repartons, et c'est sou sla pluisque nous verrons l'île aux oiseaux. Quelques flamands roses, des pélicans, des hérons. Bon bin il pleut, les oiseaux aussi sont allés s'abriter ! Cette nuit là, la pluie nous laissera tranquilles...
Le lendemain, c'est farniente et tutti quanti. Sieste, manger, sieste. Quelques courageux vont se perdre (littéralement) dans la forêt de rogniers pas loin. C'était bien ! Le soir, une fête est organisée en notre honneur. Des musiciens sont là, nous font rêver, on dit au revoir car nous repartons le lendemain, et on part se coucher. Cette nuit là, la TEMPETE arrive. Du vent, du tonnerre, de la foudre ! Zeus en personne à Yayem ! Le lendemain matin, nous rangeons les tentes trempées et nous partons vers...Saint-Louis !
Après une matinée de route, nous nous arrêtons à Thiès. Notre rendez-vous est là : Colette, chère Colette, avec qui le staff partage le déjeuner ; ça fait très plaisir à tout le monde de partager un court moment avec elle. C'est malheureusement trop court : de la route nous attend encore jusqu'à Saint-Louis. Nous y arrivons le soir, et logeons dans un appartement trois pièces dans l'hyper-centre de la ville.
La suite très prochainement !
mercredi 25 août 2010
lundi 23 août 2010
Au revoir Marsassoum, bonjour le bivouac...Du 17 au 19 août.
Nous partons de Marsassoum, le coeur gros et la larme prête à jaillir, tristes de quitter nos parents, frères, soeurs, enfants d'adoption.
Direction : Tambacounda (on décide de contourner la Gambie pour regagner le nord, c'est plus court...). Le soir même, LA grande aventure commence. J'ai nommé, mesdames et messieurs, le bivouac en brousse ! Nous trouvons un chramant petit coin pour nous installer, et Julie fête ses 22 ans sous un beau ciel étoilé, avec une théière, un pagne, et une bière presque fraîche (ça se fait rare en ces durs temps de ramadan).
Malheureusement, le ciel étoilé aura été de courte durée. Nous nous réveillons sous la pluie battante, dans des tentes vaguement imperméables, et pour certains trempés jusqu'à l'os. On range, on se dépêche, et on the road again!
Notre objectif : Kaolack avant la tombée de la nuit. Raté. Nous bivouaquons à 30 kms du lieu, et pour la petite partie de rigololade, parce-que oui on a bien rigolé, les premiers embourbements DES 4*4 (les 3, rien que ça). on pousse, on tire, on fait levier, on a bien chaud, et c'est reparti.
Nous nous installons confortablement pour dormir, douches à la belle étoile, et nous dégustons du foie gras aux dattes près d'une forêt de baobabs. "Via Brachy, le tourisme solidaire, mais de luxe." Cette nuit là, pas de pluie, les ancêtres sous les baobabs sont avec nous...Christophe, nommé référent réveil (nous l'avons surnommé Hop Hop Hop), nous sortira du lit avec une petite chanson bien placée.
Direction : Tambacounda (on décide de contourner la Gambie pour regagner le nord, c'est plus court...). Le soir même, LA grande aventure commence. J'ai nommé, mesdames et messieurs, le bivouac en brousse ! Nous trouvons un chramant petit coin pour nous installer, et Julie fête ses 22 ans sous un beau ciel étoilé, avec une théière, un pagne, et une bière presque fraîche (ça se fait rare en ces durs temps de ramadan).
Malheureusement, le ciel étoilé aura été de courte durée. Nous nous réveillons sous la pluie battante, dans des tentes vaguement imperméables, et pour certains trempés jusqu'à l'os. On range, on se dépêche, et on the road again!
Notre objectif : Kaolack avant la tombée de la nuit. Raté. Nous bivouaquons à 30 kms du lieu, et pour la petite partie de rigololade, parce-que oui on a bien rigolé, les premiers embourbements DES 4*4 (les 3, rien que ça). on pousse, on tire, on fait levier, on a bien chaud, et c'est reparti.
Nous nous installons confortablement pour dormir, douches à la belle étoile, et nous dégustons du foie gras aux dattes près d'une forêt de baobabs. "Via Brachy, le tourisme solidaire, mais de luxe." Cette nuit là, pas de pluie, les ancêtres sous les baobabs sont avec nous...Christophe, nommé référent réveil (nous l'avons surnommé Hop Hop Hop), nous sortira du lit avec une petite chanson bien placée.
mercredi 18 août 2010
Marsassoum, nos familles d'adoptions en terre promise.
Merci à Diabate et Sidibe d'avoir organisé notre séjours dans ce magnifique village ou les familles nous ont accueilli sénégalaisement. Nous retrouvons aussi le troupe de théatre kaddu harrax.
Jackie et ses amies les souris, voir plus... et le premier soir la voila invitée a un mariage. La seule toubab au milieu de tous ces noirs. Un vrai bonheur interculturel.
julie chez chez le conseiller régional, appartement privé avec salle de bain, lit de 3 métres de large...
JB a eu l'immence privillége de vivre des nuits interculturelles avec l'adolescent de la maison.
Baptiste et Christophe ont partagé la même chambre chez la charmante Macany.
Maïté a été transformé en Mariama Badi, boubou et maquillage.
Cécile a adopté 15 enfants.
HabduKarim seul homme au milieu d'une famille composée essentiellement de femmes. Quel bonheur.
Xavier et Mireille étaient comme à la maison, paisible.
Programme trés chargé : théatre avec la troupe kaddu harrax, fabrication de cuisseur avec une trentaine d'éléves, fabrication d'un séchoir, tout cela courronné par une vrai cérémonie de remise de diplome d'honneur.
Difficile de quitter tout ce beau monde aprés cette semaine pleine en émotion.
Nous sommes attendus pour 2011.
Jackie et ses amies les souris, voir plus... et le premier soir la voila invitée a un mariage. La seule toubab au milieu de tous ces noirs. Un vrai bonheur interculturel.
julie chez chez le conseiller régional, appartement privé avec salle de bain, lit de 3 métres de large...
JB a eu l'immence privillége de vivre des nuits interculturelles avec l'adolescent de la maison.
Baptiste et Christophe ont partagé la même chambre chez la charmante Macany.
Maïté a été transformé en Mariama Badi, boubou et maquillage.
Cécile a adopté 15 enfants.
HabduKarim seul homme au milieu d'une famille composée essentiellement de femmes. Quel bonheur.
Xavier et Mireille étaient comme à la maison, paisible.
Programme trés chargé : théatre avec la troupe kaddu harrax, fabrication de cuisseur avec une trentaine d'éléves, fabrication d'un séchoir, tout cela courronné par une vrai cérémonie de remise de diplome d'honneur.
Difficile de quitter tout ce beau monde aprés cette semaine pleine en émotion.
Nous sommes attendus pour 2011.
Pipi, caca proutprout.
La caravane atteint désormais le stade anale aprés présque 15 jours de voyage. Entre les diahrées des uns, les constipations des autres et ceux qui hésitent dans la définition de leur état interne, l'essentiel des conversation sur l'interculturalité tourne autour du pipi, caca, proutprout. Parfois le débat évolu pour atteindre les sommets de la philosophie avec les questionnements existentiels de maïté sur le...vomi.
l'alimentation ne convient pas a l'ensemble des voyageur et depuis le début du ramadan à 19h29 nous rompons le jeune avec les familles. Difficile alors de refuser un plats trop épicé, un café au lait en poudre, une bouillie incertaine ou un tiboudien nationnal.
l'alimentation ne convient pas a l'ensemble des voyageur et depuis le début du ramadan à 19h29 nous rompons le jeune avec les familles. Difficile alors de refuser un plats trop épicé, un café au lait en poudre, une bouillie incertaine ou un tiboudien nationnal.
sous le soleil de Gambie...
Gambie...
ses marécages, sa mangrove polluée, ses douaniers honnetes et arrangants, son anglais parfait avec un zest d'accent, ses vendeurs de grigri et surtout sa notion du temps si singuliére.
Allez! Vous vouleez attendre 5 heurs sous un soleil arrassant, sans la moindre brise, avec du poisson pourris comme voisin et quelques ordures ordinaire... N'attendez plus, venez visiter la Gambie!!!!
ses marécages, sa mangrove polluée, ses douaniers honnetes et arrangants, son anglais parfait avec un zest d'accent, ses vendeurs de grigri et surtout sa notion du temps si singuliére.
Allez! Vous vouleez attendre 5 heurs sous un soleil arrassant, sans la moindre brise, avec du poisson pourris comme voisin et quelques ordures ordinaire... N'attendez plus, venez visiter la Gambie!!!!
keur diarra Bambarra, le premier chantier
dans le petit les grands formateurs entrent en scène pour la premiere fois. Tonner de brest! l'orage sénégalais se déchaine en quelques minutes, puis le bruit de burins se fait entendre. jackie et Christine tentent de contenir la fougue de la jeunesse : molki, jeux du facteur et tentative infructueuse d'ordre et de discipline. Un rare moment de pédagogie interculmturel.
dimanche 15 août 2010
Dakar ici Dakar....
Le lendemain, toute la troupe est invitée à rencontrer l'association de théatre KADU YARAAX (complètement imprononçable meme après 10j avec eux) qui nous accompagnera ensuite à Marssasoum. Les premiers moments sont assez solennels, remerciements, présentations et tout le toin-toin. Nous mangerons le thiep ou dien (encore) et ensuite premier cérémonial du thé. Les joyeux lurons de Kadu....., se dérident un peu et commencent à nous dévoiler leur véritable identité. On commence à comprendre qu'on ne s'ennuira pas avec Diol et sa troupe.
Après le repas, sherif et les kaddu (comme nous les appelerons dorénavant) nous amènent chez l'association de femmes du quartier. C'est le moment émouvant de la journée. La larme presque au coin de l'oeil, peut etre un futur projet en vue?
Le lendamin, journée libre le staff nous lache enfin...karim, xavier, mireille, Moktar obtiennent haut la main leur permis BTT ( Baptiste tout terrain), au marché Colobane à Dakar. Julie fait sa mondaine et va manger chez l'aristocratie sénégalaise, JB, Christophe toujours très professionnels, partent en rdv d'affaire. Maité, cécile et jackie vont se la couler douce et bronzer à l'ile de gorée et se faire arnaquer par des vendeurs de Gris-Gris.
Le 04 Aout au matin, direction Kaolack puis Keur Samba....Keur diarra samba....non plus, keur bamba... toujours pas, ahhh oui Keur Diarra Bambarra.
Desole , apres plusieurs coupures de courant nous abandonnons. Suite de nos aventures, très prochainement si la SENELEC le veut, inchaallah.
Après le repas, sherif et les kaddu (comme nous les appelerons dorénavant) nous amènent chez l'association de femmes du quartier. C'est le moment émouvant de la journée. La larme presque au coin de l'oeil, peut etre un futur projet en vue?
Le lendamin, journée libre le staff nous lache enfin...karim, xavier, mireille, Moktar obtiennent haut la main leur permis BTT ( Baptiste tout terrain), au marché Colobane à Dakar. Julie fait sa mondaine et va manger chez l'aristocratie sénégalaise, JB, Christophe toujours très professionnels, partent en rdv d'affaire. Maité, cécile et jackie vont se la couler douce et bronzer à l'ile de gorée et se faire arnaquer par des vendeurs de Gris-Gris.
Le 04 Aout au matin, direction Kaolack puis Keur Samba....Keur diarra samba....non plus, keur bamba... toujours pas, ahhh oui Keur Diarra Bambarra.
Desole , apres plusieurs coupures de courant nous abandonnons. Suite de nos aventures, très prochainement si la SENELEC le veut, inchaallah.
jeudi 12 août 2010
C’est norrrmal !
Première phrase livrée par un douanier débonnaire à Casablanca. « C’est norrrmal », un avion prévu à 21h30 annulé et remplacé par un autre à 1h30… c’est norrrmal.
Par bonheur, la petite troupe Via Brachy ne craint pas les aléas et peut bénéficier pour l’escale d’une chambre à l’hôtel et de la piscine… que du bonheur ! Baptiste s’en donne à cœur joie et JB et Christophe entament la première séance de ce qui deviendra le rituel de l’étirement.
Tout va bien et… « c’est norrrmal ».
Lorsque nous apprenons vers 1h00 du matin que l’avion d’1h30 est finalement annulé, le débonnaire douanier est rentré chez lui et tous les chefs de l’aéroport de Casa ont éteint leurs portables… un lynchage est si vite arrivé.
Donc, voilà notre futur avion prévu à 5h30… Via Brachy ne manque pas de ressource et c’est finalement dans le carré VIP que chacun tente d’attraper un sommeil réparateur.
« C’est norrrmal », nous décollons de Casablanca à 7h30…
Premiers pas en terre sénégalaise
Malgré la fatigue, la crasse accumulée, tout le monde arrive à bon port, mais personne ne se risque à baiser le sol sénégalais. Après tout, il faut laisser ces petits moments d’hexaltation aux papes et autres chafs d’états.
Les trois 4x4 sont là, Cécile, Elodie, Pierre, Moctar ainsi que Xavier, Mireille et Karim sont là pour nous accueillir. La pudeur oblige à n’en point trop raconter sur les retrouvailles de certains…
C’est chez Cherif Seck que nous logons à Dakar , le bonhomme est un sacré personnage, l’accueil est digne de tous les récits sur l’hospitalité africaine. Des les premiers instants, nous sommes chez nous et le repas est partagé entre tous. Un tiep ou dien, spécialité de riz et de poisson.
Ce premier jour est un jour exceptionnel au Sénégal, et plus encore dans le quartier de Dakar où nous sommes : c’est la finale du combat de lutte sénégalaise, le combat du lion. La télévision hurle, les sénégalais sont rivés au petit écran, car pour la grande finale, il y a un jeune lutteur qui vit dans le quartier. Et pour rajouter à l’ambiance, à l’effervescence, le stade où se déroule le combat est à quelques encablures. On peut entende monter les clameurs. C’est enfin l’heure du grand combat. Les cérémonials n’en finissent pas. JB observe attentivement, Karim sent qu’il va se passer quelque chose, Xavier garde l’œil vif, près à bondir pour acclamer le vainqueur. Les filles quant à elles, discutent, font connaissance avec la famille et sont rapidement entourées des gosses du quartier qui veulent venir toucher le toubab venu d’ailleurs... JB manifeste quelques signes de nervosité, le tic sarkozien s’empare de lui, dans une transe étrange, il se met à quatre pattes et entame le rite du poulet… l’Afrique est frappée !
Dans un délire incommensurable, dans une liesse populaire, le ciel s’embrase subitement, les clameurs déchirent les nuages et Cherif perd tout sens de la mesure, lui qui a d’avantage la posture du sage que celle du supporter marseillais.
Le lutteur du quartier vient de terrasser son redoutable adversaire de 10 ans son ainé. Epaule contre épaule, tête contre tête, le vieux recule, tente de s’accrocher aux nombreux grigris du jeune loup. Il est déséquilibré, et dans un ultime coup de rein le nouveau champion envoie hors du périmètre son adversaire. La maison vibre, chacun se félicite, pour peu on aurait fait peter le champagne !
Par bonheur, la petite troupe Via Brachy ne craint pas les aléas et peut bénéficier pour l’escale d’une chambre à l’hôtel et de la piscine… que du bonheur ! Baptiste s’en donne à cœur joie et JB et Christophe entament la première séance de ce qui deviendra le rituel de l’étirement.
Tout va bien et… « c’est norrrmal ».
Lorsque nous apprenons vers 1h00 du matin que l’avion d’1h30 est finalement annulé, le débonnaire douanier est rentré chez lui et tous les chefs de l’aéroport de Casa ont éteint leurs portables… un lynchage est si vite arrivé.
Donc, voilà notre futur avion prévu à 5h30… Via Brachy ne manque pas de ressource et c’est finalement dans le carré VIP que chacun tente d’attraper un sommeil réparateur.
« C’est norrrmal », nous décollons de Casablanca à 7h30…
Premiers pas en terre sénégalaise
Malgré la fatigue, la crasse accumulée, tout le monde arrive à bon port, mais personne ne se risque à baiser le sol sénégalais. Après tout, il faut laisser ces petits moments d’hexaltation aux papes et autres chafs d’états.
Les trois 4x4 sont là, Cécile, Elodie, Pierre, Moctar ainsi que Xavier, Mireille et Karim sont là pour nous accueillir. La pudeur oblige à n’en point trop raconter sur les retrouvailles de certains…
C’est chez Cherif Seck que nous logons à Dakar , le bonhomme est un sacré personnage, l’accueil est digne de tous les récits sur l’hospitalité africaine. Des les premiers instants, nous sommes chez nous et le repas est partagé entre tous. Un tiep ou dien, spécialité de riz et de poisson.
Ce premier jour est un jour exceptionnel au Sénégal, et plus encore dans le quartier de Dakar où nous sommes : c’est la finale du combat de lutte sénégalaise, le combat du lion. La télévision hurle, les sénégalais sont rivés au petit écran, car pour la grande finale, il y a un jeune lutteur qui vit dans le quartier. Et pour rajouter à l’ambiance, à l’effervescence, le stade où se déroule le combat est à quelques encablures. On peut entende monter les clameurs. C’est enfin l’heure du grand combat. Les cérémonials n’en finissent pas. JB observe attentivement, Karim sent qu’il va se passer quelque chose, Xavier garde l’œil vif, près à bondir pour acclamer le vainqueur. Les filles quant à elles, discutent, font connaissance avec la famille et sont rapidement entourées des gosses du quartier qui veulent venir toucher le toubab venu d’ailleurs... JB manifeste quelques signes de nervosité, le tic sarkozien s’empare de lui, dans une transe étrange, il se met à quatre pattes et entame le rite du poulet… l’Afrique est frappée !
Dans un délire incommensurable, dans une liesse populaire, le ciel s’embrase subitement, les clameurs déchirent les nuages et Cherif perd tout sens de la mesure, lui qui a d’avantage la posture du sage que celle du supporter marseillais.
Le lutteur du quartier vient de terrasser son redoutable adversaire de 10 ans son ainé. Epaule contre épaule, tête contre tête, le vieux recule, tente de s’accrocher aux nombreux grigris du jeune loup. Il est déséquilibré, et dans un ultime coup de rein le nouveau champion envoie hors du périmètre son adversaire. La maison vibre, chacun se félicite, pour peu on aurait fait peter le champagne !
mercredi 11 août 2010
Intermède toulousain
L'équipe de Via Brachy prend le relais depuis Toulouse pour alimenter le Blog.
Depuis leur arrivée le 31 juillet au Sénégal, le groupe n'a pas eu accès à Internet et n'a donc pas pu vous transmettre les nouvelles.
Ils sont actuellement à Marsassoum en Casamance où tout se déroule bien.
Demain une partie d'entre eux feront les 50km nécessaires pour trouver une connexion Internet et vous faire part de leurs impressions, de leurs projets...
Dans cette attente, l'équipe vous transmet à tous un grand bonjour.
Depuis leur arrivée le 31 juillet au Sénégal, le groupe n'a pas eu accès à Internet et n'a donc pas pu vous transmettre les nouvelles.
Ils sont actuellement à Marsassoum en Casamance où tout se déroule bien.
Demain une partie d'entre eux feront les 50km nécessaires pour trouver une connexion Internet et vous faire part de leurs impressions, de leurs projets...
Dans cette attente, l'équipe vous transmet à tous un grand bonjour.
Inscription à :
Articles (Atom)