lundi 5 juillet 2010

Du 02/07 au 04/07

Premier arrêt à Tirghist, village berbère typiquement traditionnel avec ses maisons en terre et ses champs multicolores. Chacun se disperse avec un groupe d'enfants.
Assise sur une pierre qui surplombe le champs de culture, en compagnie de Christine, Mathilde et Pierre, un homme dans la force de l'âge nous invite à boire un thé (altaï), nous offre du pain (robs) avec de l'huile d'olive et du beurre. Une fois rassasiés, nous devons malheureusement le quitter trop vite pour reprendre la route avec seulement une heure de retard : destination le lac des fiancés.
De leur côté, Aziz, Elodie et Cécile voient le chef du village et font de la sensibilisation pour les cuiseurs. Ce dernier se montre très intéressé ce qui promet un beau chantier pour l'année prochaine. Thomas, Mathieu, Chloée et Romain jouent avec les enfants qui se sont tous ergroupés autour des 4x4.   
Une histoire berbère raconte l'histoire d'un couple s'aimant plus que tout. Cependant l'homme et la femme sont originaires de deux villages rivaux. Lorsque le jeune homme demanda la bien aimée en mariage, son père s'y opposa. Elle alla alors se réfugier dans la montagne pour pleurer, pleurer, pleurer... Morte d'épuisement, c'est là qu'Allah créa le lac de la fiancée. L'homme pleura à son tour et Allah créa le lac du fiancé.
C'est là que nous posons notre bivouac, pleine vue sur un lac bleu turquoise entouré de montagnes: le paradis.
...
Pendant qu'Adel nous concocte un repas avec amour, Aziz, "l'homme qui creuse", creuse un trou pour sa tente, pour le feu...
Au programme de ce soir, apéro et danse endiablée en pensant à ceux qui courent le marathon à Toulouse. La nuit sera longue avec nos regards perdus dans le ciel étoilé sous l'oeil attentif de la lune.

Le lendemain...

Le vent nous fait des siennes. Il n'est pas dans le même sens le matin que le soir. Niveau tente, la quechua ne tient pas le coup et se met en mode parapente. Au final, démontage galèer mais rapide. La khaïma tient mieux: le tissu gagne contre le plastique.

L'après midiu: quartier libre. Chacun y va de sa promenade, baignade ou lessive avec les produits écolos préparés par Mathilde. Avec le vent, les vêtements sèchent en 30 minutes. Il y a un village berbère au dessus du lac. Des maisons de pierres qui servent à la fois de bergerie et d'habitation. L'homme invite Pierre à boire du thé qu'il prépare sur une petite bouteille de gaz et sort des pains de sucre. La discussion est succinte mais avec quelques dessins, l'homme ("Pouché") comprend qu'on vient de France et le parcours prévu au Maroc. Mais impossible de prononcer "Marrakech" de manière compréhensible pour lui. Sa femme reste à l'écart et amène un très bon pain à manger avec du beurre fondu.   

C'est le moment du départ et le vent tombe... Après deux jours de vent très fort... Comme c'est balo...
     

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